Boston, mon mari cherche un travail!

L’ascension du J2,

Le titre marque directement le ton de ce nouvel article. La recherche d’emplois aux Etats-Unis lorsque l’on ai un détenteur du visa J2. L’expatriation en couple c’est pas facile de base surtout quand l’un de vous deux n’a pas de travail. Cependant, rien n’est impossible à celui qui le veut vraiment.

Le profil de mon mari était plutôt atypique pour une recherche d’emplois sur Boston. Il n’est pas ingénieur ( il y a beaucoup de laboratoires de recherches sur Boston) et il a un master en préparation physique et sportive pour les professionnels de hauts niveaux.Ceci étant   dit sa première idée était de trouver un job dans le secteur du sport. Après, plusieurs recherches il s’est rendu compte qu’être coach sportif à Boston n’allait pas être si simple. Il fallait passer une certification américaine à 500$ mais surtout suivre les cours à distance donc encore 1 mois à rester a la maison. J’ai envie de vous dire qu’après 3 mois d’attentes, il avait envie de travailler au plus vite.

Après tout nous sommes là pour 18 mois pourquoi ne pas s’ouvrir à de nouvelles opportunités ? Ces 3 derniers mois nous avions beaucoup dépensé et il était temps pour nous de renflouer les caisses. Pourquoi pas vendeur ? Il y a beaucoup d’opportunités dans l’industrie du textile. Ni une ni deux nous voila sur Indeed.com, Glassdoor et LinkedIn à écumer les annonces.

Une semaine passe, toujours rien.

Je me balade sur le groupe des français à Boston « French connection » et je tombe sur une annonce d’un restaurant français qui cherche des serveurs dans une nouvelle enseigne appelée « Frenchie » je transfère l’annonce à Antoine.

Il a le job! Et le restaurant est trop cosy.

 Travailler dans la restauration n’était pas du tout dans ces plans. Pourtant aujourd’hui il adore son job! Il rencontre une multitude de personnes. Gravit les échelons très vite et se fait pas mal d’argent ( il gagne beaucoup + que moi, oui je songe à changer de job). Merci @Frenchie de lui avoir donner sa chance. Un article arrivera dans food lover sur ce fameux resto.

 

La recherche d’emplois peut être différentes selon les diplômes et le secteurs d’activités dans lequel vous êtes.

C’est pourquoi, j’ai récolté deux autres témoignages de J2.

Stéphanie Katz, 27 ans – Master en Biotechnologie. 

Comment as tu vécu l’attente de ton autorisation de travail ?

Pour ma part j’ai mis presque un mois à rassembler tous les papiers et à les envoyer. J’ai pris mon temps pour être sûre d’avoir un dossier complet.

Finalement, j’ai envoyé mon dossier et j’ai eu l’accusé de réception qui me disait que ma date à partir de laquelle je commençais à compter les jours est le 28 juin. On a déménagé sur Boston le 1er juillet et le 5 juillet je commençais mon volontariat dans un camp d’été français pour tout l’été donc autant dire que l’attente de mon autorisation de travail se faisait sans trop de stress vu que j’étais occupée. Après, je checkais tout le temps sur le site s’il y avait des nouvelles, grâce aux forums j’ai pu voir que le centre qui traitait ma demande était généralement à jour et ne dépassait pas les 3 mois du coup j’étais plutôt confiante. Et effectivement, c’est pour mon dernier jour de travail au camp d’été que j’ai eu mon autorisation.

Comment as tu trouvé un job sur Boston ? 

J’avais pris les devant, j’ai envoyé des demandes pendant l’été. J’avais  déjà eu des entretiens pendant l’été du coup il ne me manquait plus que l’autorisation de travail. Le 26 septembre 2016 je commençais chez Axcella, je me suis même accordée des vacances.

J’ai adoré mon premier boulot, c’était exactement ce que j’imaginais : un travail intéressant, des collègues supers, des horaires libres et pas mal de responsabilités, sans oublier que la paie était vraiment bonne. J’imagine que c’était trop beau pour être vraie parce que le 3 janvier 2017 j’apprends dans un meeting de 30 min que moi ainsi que 18 autres personnes étaient licenciés, ce qui fait quand même 1/3 de la boîte. Gros choc.  Une vraie expérience américaine : au bout de 2h j’avais rangé mes affaires, dit au revoir et j’étais partie. Enfin bon, je peux m’estimer heureuse d’après certaines personnes, j’ai eu droit à un demi salaire de compensation.

Quand on voit ce à quoi on a le droit quand on se fait licencier en France, c’est un peu ridicule. En plus ici pas de chômage. Du coup, après 2 jours à me morfondre je me suis remise à chercher.  J’ai fait marcher mon réseau professionnel et finalement j’ai recommencé à travailler deux semaines après. Mon travail actuel n’est qu’un mi-temps, dans un laboratoire public pour environ 1/3 du salaire par rapport à mon premier boulot. C’est mieux que rien et il faut dire que l’argent on en a besoin, du coup je ne crache pas dessus. Et puis qui sait, peut être qu’avec le temps j’arriverai à avoir plus de responsabilités. En attendant, je profite d’avoir un peu plus de temps libre !

Tiphaine Plarier 26 ans- Diplômée de Science Po.

Retour d’expérience

Chercher du travail à Boston n’est pas facile car la concurrence est rude ! Personnellement, j’ai trouvé que la recherche était plus difficile qu’en France, notamment parce que les diplômes et les expériences en France ne sont pas forcément reconnus des employeurs.

Si tu avais quelques conseils à donner lesquels seraient-ils ?  

S’appuyer le plus possible sur la French Connection ! C’est LE meilleur moyen de rencontrer des personnes qui pourront vous aider dans vos recherches. Ne pas hésiter à participer à des évènements et « networker » le plus possible.

Globalement, ne jamais se décourager. Les recherches prendront probablement plus de temps que vous l’espériez. Le fait de ne pas avoir de réponses ou des refus peut être clairement décourageant… mais globalement, on se rend compte que tout le monde finit toujours par trouver quelque chose à Boston.

Être ouvert à faire un boulot différent de que vous faisiez en France. Partir à l’étranger est une très bonne occasion de se poser la question de ce qu’on a vraiment envie de faire et de prendre le risque de commencer quelque chose de nouveau. Du coup, je pense qu’on peut transformer ce départ à l’étranger en une super opportunité !

A suivre : Mon nouveau QG « Frenchie ».

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